The inverted tower

Texte correspondant en français : La tour inversée

   As I drank a coffee with a friend in a regional coffee shop, he asked me the following question: How to understand the story of the tower of Babel within the context of the world association. His question was obvious: Will the God (or a God) come down to annihilate the effort of the Humanity to build a common project? At first, I thought to explain what we usually understand about this well-known passage.

   Now the whole world had one language and a common speech. As people moved eastward, they found a plain in Shinar and settled there. They said to each other, “Come, let’s make bricks and bake them thoroughly.” They used brick instead of stone, and tar for mortar. Then they said, “Come, let us build ourselves a city, with a tower that reaches to the heavens, so that we may make a name for ourselves; otherwise we will be scattered over the face of the whole earth. ”But the Lord came down to see the city and the tower the people were building. The Lord said, “If as one people speaking the same language they have begun to do this, then nothing they plan to do will be impossible for them. Come, let us go down and confuse their language so they will not understand each other.” So the Lord scattered them from there over all the earth, and they stopped building the city. That is why it was called Babel—because there the Lord confused the language of the whole world. From there the Lord scattered them over the face of the whole earth. (Genesis 11:1-9)

   We see a conflictual situation between God and the Humans. However, I read this text differently with some subtility. Whether we consider this text litterally, litterary or mythical, we can only see a far less devastating force in action compared to the precedent story of the flood.

   On the other hand, the history of humanity testifies its ingenuity to dominate the world: Some in powerful position never hesitated to invade, destroy, subdue different people, nations, or the whole creation. However, no one is immune to this movement towards uniqueness through challenge. The say I am right, you’re wrong, often nourish and justify dramatic misconduct actions with terrible consequences. Regrettably, the Church is no exception.

   Nevertheless, there is something else in this short story. I read an expression of humility. There is humbleness in God’s attitude. We can read it in the following sentence: But the Lord came down to see. (Genèse 11:5) Does God really need to come down on earth to see what is going on? Can’t He just say a word to accomplish His will? Is He not all-powerful? Jesus made it clear to Peter when he told him to put down his sword while stricking the servant of the High priest: Do you think I cannot call on my Father, and he will at once put at my disposal more than twelve legions of angels? (Matthew 26:53) What does it mean then when we read The Lord came down to see?

   There is nothing wrong for Humanity to strive for excellence, to search for a better understanding, or to seek for peace. Why not, then, do it in harmony with heaven and earth? Jesus came to do it. As true God and true man, he came to build, not to destroy. This is that inverted tower that he came to establish; rooted in heaven, pointing toward earth. In combining heaven and earth through his birth, He builds with humans not against them. Confusion and stammerer, that is express in the word Babel in Hebrew, are no more. The project is not vague or beyond reach, but the human intent is joined to an even larger and impressive master plan: the building of a body (Ephesians 3:6). There are no bricks nor mortar that are used anymore but people to construct an incorruptible body: the body of Xrist (Ephesians 4:6). Therefore, the unity between the divine and the terrestrial is firmly established. It is not a rigid tower but a living body where everyone has its place through faith in Jesus (1 Corinthians 12:27).

   It is then, not surprising to read that the crowd was cheering while Jesus, sitting on a donkey, entered the gates of Jerusalem. For that multitude saw in him a grand project in which God associates Himself with the Humanity to build his kingdom.

They brought the donkey and the colt and placed their cloaks on them for Jesus to sit on. A very large crowd spread their cloaks on the road, while others cut branches from the trees and spread them on the road. The crowds that went ahead of him and those that followed shouted, “Hosanna to the Son of David!” “Blessed is he who comes in the name of the Lord!” “Hosanna in the highest heaven!” Matthew 21:8,9

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La tour inversée

Corresponding text in English: The inverted tower.

   Alors que je prenais un moka dans un établissement de la région, un ami me demande que signifie cet événement décrit dans la Bible : La tour de Babel dans le contexte actuel d’une société mondiale qui cherche à se définir en s’unifiant. Ma première réaction est de vouloir expliquer l’interprétation habituelle de cet épisode bien connu.

   L’humanité de l’époque ne parlait qu’une seule langue. Ne formant qu’un seul peuple, elle se rassemble dans la plaine de Shinéar, fabrique des briques, du bitume et décide de construire une ville à proximité d’une tour qui monte jusqu’aux cieux. Le projet est grandiose et le but est connu : « Faisons-nous un nom afin que l’homme ne soit pas dispersé sur la surface terrestre. » (Genèse 11 : 1-9) L’on voit souvent dans ce texte un conflit indéniable entre Dieu et l’humanité. J’y lis personnellement un enseignement un peu plus subtil.

   Que l’on interprète ce texte de façon littérale, ou littéraire, ou encore mythique, nous ne pouvons que constater la force bien moins dévastatrice que le récit du déluge qui précède.

   L’humanité témoigne cependant à travers son histoire combien elle est ingénieuse pour exprimer sa domination dans le monde. Les puissants rois, empereurs, présidents, directeurs…, n’ont jamais hésité à envahir, détruire, assouvir afin de répandre leur hégémonie sur divers peuples, nations et autre. Personne n’est à l’abri de cette mouvance vers l’unicité par le défi. L’expression « J’ai raison tu as tort » alimente et justifie bien souvent des actions d’inconduite dramatique, l’église n’y échappe malheureusement pas, elle non plus.

   À mon avis, il en est tout autre de ce récit. Il y a une expression d’humilité dans le geste de Dieu d’empêcher l’humanité de s’unifier et s’enorgueillir de sa construction démesurée – construire une tour dont le sommet atteigne le ciel (Genèse 11 : 4). Cette humilité s’exprime dans cette portion de phrase, Le Seigneur descendit sur la terre (verset 5). Dieu a-t-il véritablement besoin de descendre sur terre pour voir ce qu’il s’y passe ? Ne peut-il pas, par sa toute-puissance, indiquer d’un simple mot sa volonté qui s’exécuterait aussitôt. Jésus le fait comprendre à Pierre alors que celui-ci tranche avec son épée l’oreille d’un homme participant à son arrestation : « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26 : 53) Que signifie donc que Dieu descende sur terre ?

   Il n’y a rien de mal pour l’humanité de rechercher l’excellence, de chercher à davantage comprendre, de vouloir établir une paix durable sur cette terre, mais pourquoi ne pas le faire en harmonie avec le ciel et la terre. C’est ce que le Xrist est venu accomplir. Véritablement Dieu et véritablement homme, il est venu pour bâtir et non détruire. C’est cette tour inversée qu’il est venu établir. Alliant le ciel et la terre par sa naissance, il édifie cet ensemble qui se construit avec l’humanité et non contre elle. La confusion, le balbutiement, ce qu’exprime le mot hébreu babel, ne sont plus le ciment qui édifie mais ce sont bien les intentions humaines car en cela s’est joint un projet plus grandiose encore : l’édification d’un corps (Éphésiens 3 : 6). Ce ne sont plus des briques et du bitume qui édifient, mais ce sont des personnes qui sont édifiées en un corps incorruptible : celui du Xrist (Éphésiens 4 : 12). L’unité entre le divin et le terrestre est solidement établi. Il ne s’agit pas d’une tour rigide mais d’un corps bien vivant ou chacun a sa place.

   Il n’est pas étonnant de lire que la foule était en liesse alors que Jésus monté sur un ânon, faisait son entrée à Jérusalem. Car elle sentait en lui ce projet grandiose dans lequel Dieu s’associe à l’humanité pour établir son royaume.

 « Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus. La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts! »

 Matthieu 21 : 8,9

Bonne fête des Rameaux.

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